define('WP_CRON_LOCK_TIMEOUT', 300); Le blog de Myriam Heilbronn

Le Docteur izzeldine Abuleaish, trois de ses filles tuées à Gaza en janvier 2009, des morts en direct à la télévision israélienne et aujourd’hui l’enfer des bombes sur Gaza lors de sa visite à Paris

19 novembre 2012

 Cet évènement, avait en janvier 2009 fait le tour du monde lors de l’opération “Plomb durci” sur Gaza.

Ce médecin reconnu par ses pairs dans tout le Moyen Orient et par tous ceux qui l’ont approché,  a  notamment exercé  à Gaza ville et dans deux camps de réfugiés de la bande de Gaza, à Khan Younes (jumelé avec la ville d’ Evry dont je suis) et à Jaballiya où il est né … Il franchissait aussi régulièrement que difficilement le check point d’Eretz pour exercer aussi dans un hôpital israélien comme gynécologue, là où il s’est spécialisé.

Son sémaphore  de vie, c’est de toujours, quoiqu’il arrive, ne pas désespérer de l’avenir, mais à chaque fois savoir dire son ressenti, accepter sa colère lorsque les injustices,  la provocation ou la souffrance sont trop fortes,  mais sans jamais se laisser déborder par la haine …

Et puis, après, cette colère, l’évacuer, la dépasser et la transcender pour la rendre productive, créatrice, génératrice de force pour aller plus loin vers la liberté du peuple palestinien, seule source et passage obligé pour la paix.

Vivre intensément chaque instant et au delà,  garder cette lucidité qui permet d’inlassablement expliquer la détresse d’un peuple en errance auquel Israël a pris la terre, labouré, retourné, dévasté pour la rendre inculte la moindre parcelle cultivée,

Et ne pas démissionner face aux oliveraies séculaires privées de leurs arbres décapités ou face aux serres de fleurs, de tomates et de fraises explosées,

Garder l’espoir toujours,

Ce qu’il a fait en reconstruisant rapidement les murs de sa maison détruits même s’ils portent à jamais les stigmates de ses trois filles et de sa nièce mortes sous les bombes,

Trouver l’eau douce quand elle ne coule plus au robinet, constamment détournée et rationnée par Israël,

Continuer à franchir le check point pour aller travailler en Israël, malgré les tracasseries et humiliations quasi quotidiennes par périodes,

Toujours se rendre en famille à la plage, même face aux gardes côtes israéliens qui bloquent l’horizon vers la mer, empêchant les bateaux de pêche de remplir leurs filets pour nourrir les enfants de Gaza.

Et pour se faire comprendre aussi bien dans l’exercice de son métier qu’avec ses amis israéliens et de tous les autres, politiques, humanistes ou simples citoyens du monde,  certains toujours autistes en ces jours de désastre… Expliquer, parler échanger, refuser la haine.

Et ce samedi après Montpellier à son arrivée à Paris encore et toujours, parler, expliquer, écrire, malgré les orages de bombes sur sa ville, son pays,

Répondre aux journalistes en passant d’un coup de fil à l’autre de l’arabe à l’hébreu et pendant un frugal déjeuner trouver le temps sur un coin de table pour un article au”Guardian” en anglais.

Pour parler, dire, dénoncer ce nouvel affront à Gaza, cette opération sanglante, qui réveille les détresses , cette guerre sans fin qui le pousse à s’exprimer encore après son livre qui a fait le tour du Monde et alors qu’il pensait avoir “DIT”  et vécu suffisamment d’atrocités pour éloigner la fureur des bombes pour toujours.

C’est devenu pour lui un devoir, celui d’exprimer au Monde entier que le Monde ne sera pas libre tant que la Palestine ne le sera pas.

Par ce “livre messager”, il n’a en rien renié ses amis israéliens, et ce samedi pendant son exposé si émouvant dans la Salle à la Mairie du 14 ème arrondissement, chaudement accueilli par le député Maire Pascal Cherki il a redit avec force toute son attente d’une Palestine enfin libre.

Car ne vous y trompez pas. Le regard d’Izzeldine Abuleaish, s’il se défend de tout défaitisme par rapport à un processus de paix, s’il n’ignore pas les faiblesses voir les haines de certains palestiniens qu’il n’excuse en rien, sait que la cause première de l’enfermement de Gaza et son isolement sont l’œuvre d’un occupant, Israël.

Aussi, il n’est pas complaisant avec le cynisme de la politique d’enfermement et de morcellement du territoire et des consciences palestiniennes et de Gaza en particulier, avec Israël et son gouvernement cause première de tous les maux de ce peuple éclaté et dispersé sans avoir besoin de désigner des ennemis de l’intérieur qu’il a aidé à fabriquer.

Il lui suffit d’évoquer par la force des mots son vécu, pour dénoncer  la vie indigne infligée aux réfugiés dits de 48 appelée la “Nakba” .

Et s’il dit s’appuyer sur sa foi de musulman pratiquant pour avancer dans sa réflexion et offrir en partage un Cap à tous ceux de bonne volonté qui acceptent le dialogue parce qu’il n’y a pas lieu de désespérer, il n’est pas dans le cliché de “tout le monde il est gentil et il faut tendre la joue gauche quand vous frappe sur la joue droite”.

Ce monde de “bisounours” bercé par certains au mépris  de la réalité n’est pas le sien et j’espère que cette femme  de bonne volonté, venue en coup de vent , déçue qu’il ne l’ai pas attendue pour parler !, alors qu’elle s’était  empressée de répondre à l’invitation pour écouter ce “docteur  pour  la paix” , ne sera pas restée à la surface des mots; qu’elle aura compris au fil de sa lecture l’âpreté du chemin qui reste à parcourir. Il lui a  dédicacé son livre avec un large sourire avant de rejoindre la Manifestation organisée en soutien à Gaza sur la place de l’Opéra.

Là où c’était, nous a t il dit son Devoir d’aller, il a dénoncé une fois de plus l’occupation de Gaza et la nouvelle terrible agression de l’armée israélienne porteuse de mort, répétant avec force que la Palestine devait être libre et reconnue.

A Vancouver en ce moment, il nous a dit vivre, non pas comme “immigré”, mot qu’il déteste, car son pays c’est la Palestine et sa ville Gaza, là où est sa maison, là où se trouve la tombe de sa femme et de ses filles, là où il espère que les oliviers de son champ encore neuf donneront tous les fruits espérés et où grandiront un jour d’autres enfants et travailleront les siens enfin en paix.

Mais il a choisi cette prise de distance vers le “Nouveau Monde car c’était une promesse faite à l’une de ses filles aujourd’hui disparue. Et c’est maintenant un “port” pour se retrouver lui, avec sa famille,  là où sa compétence professionnelle est reconnue, où il peut travailler, refusant toujours et encore l’Assistance et l’inaction.

C’est aussi après toutes ces morts, se reconstruire en famille et permettre à ses 5 enfants de retrouver de la sérénité. En effet ce chemin de deuil, ils l’ont fait sans sa femme Nadia, morte d’une leucémie foudroyante quelques mois avant ses trois filles.

Le Docteur Abuleaish ne vit pas dans une bulle mais  est un artisan au service de la paix pour les palestiniens, un grand Politique au sens noble du terme pour qui chaque parole a un sens.

Ainsi il termine son article au “Guardian” ce samedi par  une citation. Celle d’une autre femme médecin, qui au soir d’une autre guerre, pour des enfants errants au cœur d’une Italie ravagée par les dégâts du fascisme et de la misère , avait ouvert tout grand ce chemin vers la connaissance qui mène un peuple à la liberté .

Et c’est bien là le résumé de son combat :

“Peace will be a consequence of truth. Maria Montessori said: “Establishing lasting peace is the work of education; all politics can do is keep us out of war.” Let us hope this is a turning point, and a way towards Palestinian freedom.”

“La paix viendra de la vérité. Maria Montessori disait : ‘l’établissement d’une paix durable ne peut venir que de l’éducation; tout ce que les politiques peuvent faire, c’est de nous préserver de la guerre”. Espérons que nous sommes à un tournant, que nous trouverons le chemin de la liberté pour les Palestiniens”.

Ou dans la langue de Dante  Maria Montessori écrivait en 1946 : “Evitare i conflitti è opera della politica, costruire la pace è opera dell’educazione.”

Ce samedi dernier, une rencontre organisée par un de ses éditeurs se voulait paisible et bien réglée : La promotion de son livre en édition de poche avec une introduction de Dominique Vidal du Monde diplomatique organisée par l’AFPS … Israël en a décidé autrement …

Martine Aubry et l’amiante ?

5 novembre 2012

Accusés de l’amiante levez vous … Nombreux sont ceux à pouvoir être convoqués dans un premier temps comme témoins dans le prétoire avant d’être accusés pourquoi pas « d’empoisonnement » …  Martine Aubry ne sera pas seule !!!

L’histoire de l’amiante en terme de responsabilités c’est en beaucoup plus d’ampleur, la fameuse chanson de Bob Dylan « qui a tué Davy Moore » et pourquoi est il mort ? … Au bout du compte tout le monde est responsable de la mort de Davy Moore…  Au bout de la chaine de l’amiante qui est responsable et n’est ce pas tout notre système sociétal qui porte le poids de ces morts aujourd’hui ? Car c’est encore bien « complexe »  aujourd’hui de savoir faire le partage des responsabilités face à l’amiante  dans de très nombreux cas déjà au niveau des entreprises utilisant l’amiante. Certes il existe des patrons voyous qui savaient ce qu’ils faisaient, mais pas toujours et au delà au niveau des services de prévention comment découvrir les niches à problèmes quand une maladie peut mettre 40 ans à montrer le bout de son sale nez.

Les dégâts de l’amiante sur la santé ont été identifiés depuis qu’on manipule cette matière au niveau industriel presque en même temps que ses bienfaits comme isolant thermique notamment. L’amiante a été reconnue comme maladie professionnelle le 31 août 1950 et Martine Aubry  est née juste quelques semaines avant … Le 8 août 1950.ça ne date donc pas du passage de Martine Aubry au ministère du travail ! Ou alors ?

C’est sur les fonds baptismaux que notre Martine nationale aurait du découvrir les risques de l’amiante pour ses concitoyens … Et sachant que le délai de prise en charge pour les risques causés par l’amiante est grosso modo de 35 à 40 ans en fonction des affections contractées cela lui laisse juste le temps de retrouver au Ministère du Travail des piles de dossiers, presque secrets défense comme celui de l’amiante à Jussieu ou dans des hôpitaux construits ou rénovés sous l’égide de Michel Debré Premier Ministre puis sous les gouvernements Giscard avec Simone Veil qui nous ont doté Evry et Corbeil de deux magnifiques hôpitaux…qu’on a décidé de démolir et remplacer ailleurs en un seul établissement aux confins des deux cités plutôt que de les rénover … Cherchez l’erreur ou le problème.

Et que dire de ces écoles, collèges et lycées en petite et grande couronne de la Région Parisienne  (mais ailleurs aussi sans nul doute)livrés clés en mains aux élus locaux en même temps que des programmes immobiliers et construits souvent par les mêmes promoteurs … soudain démolis sans raison apparente dans les dernières années du vingtième siècle et reconstruits ou effacés de la carte après avoir vu leurs débris ramassés par des hommes gantés aux équipements lunaires ? Mais qu’est il advenu des maisons et immeubles construits en même temps, comment l’amiante s’est il là évaporé ?

Vous les accusateurs de Martine aujourd’hui avez vous entendu ce fabriquant de wagons de chemin de fer reliés par des tampons comprenant de l’amiante qui a revendu une partie de son activité à un pro des plaquettes et disques de freins contenant pour nombre d’entre eux … encore de l’amiante, lequel, découvrant sans doute l’ampleur des problèmes qui se profilaient à l’horizon des rapports annuels de la médecine du travail de branche … a ensuite revendu cette affaire « pas cher » à deux repreneurs que j’ai reçu un jour dans mon bureau,(alors responsable d’une unité « Accidents du travail »à la sécu), ébahis d’apprendre que dans le colis cadeau de cette reprise se cachaient bien enfouies des générations « d’amiantés » dont ils « recueillaient désormais la responsabilité au regard de la législation Accidents du travail.

Et qu’en est il des ouvriers du bâtiment, le plus souvent étrangers, retournés dans leur pays après de longs épisodes d’insuffisance respiratoire ou de cancers alors qu’ils avaient passé leur vie active en France à installer des tuyaux en fibrociment contenant de l’amiante ou collé des sols amiantés dans des appartements neufs auxquels ils n’ont jamais pu accéder, retrouvant le soir le foyer Sonacotra dans le meilleur des cas. Leurs employeurs, ces gros du BTP ignoraient ils ces risques ? Pourquoi les médecins du travail quand quelqu’un ou quelqu’une incriminait l’amiante dans un cancer des poumons ou le décès d’un conjoint ou d’un enfant le médecin spécialiste recherchait une seule cible, le tabac, ce péché mortel, qui a permis de dédouaner de leurs responsabilités nombre d’employeurs ou de fabricants de matériaux peu scrupuleux quant aux normes de production ou de sécurité.

Ainsi le mari d’une amie est mort quelques jours avant sa retraite à Toulouse. Ingénieur de BTP il suivait pas à pas depuis des années les avancées du métro toulousain après avoir suivi d’autres chantiers urbains à Paris et Strasbourg. Et dans son bureau “mobile home” il neigeait jour et nuit été comme hiver, sans qu’il y prenne garde, neige d’amiante bien entendu, mais comme il fumait … Pas question de parler d’amiante, pas de reconnaissance en maladie professionnelle … Là les médecins sont formels, c’est la faute à la cigarette comme l’a été la faute à la misère pendant des décennies pour les médecins des mines qui cataloguaient de phtisies  galopantes liées au manque d’hygiène des populations entassées dans les corons, ce qui a été reconnu comme l’un des plus grand fléau de l’ère industrielle « la silicose » pendant plus d’un siècle.

Pour mémoire la « silicose » n’a été reconnue maladie professionnelle en France que le 2 août 1945, quand les mines ont commencé à fermer. Aujourd’hui en France c’est une grave maladie “du passé” car on en meurt presque plus… Mais combien d’humains en sont encore victimes de par le monde pour nous fournir « l’or noir » que l’on déverse encore dans les centrales électriques aujourd’hui … même encore en France mettant en cause à gorges déployées le vilain nucléaire si dangereux.  C’est vrai aussi … Mais la faute à qui ? vous avez dit progrès ?. La faute aux “gens” ?

Mais revenons aux dangers de l’amiante. Si les risques de contamination par les poussières d’amiante existent et que personne n’est sensé ignorer la loi, pourquoi a-t-on vendu à tire larigot dans les grandes surfaces d’équipement de la maison des produits à base d’amiante manipulés par des amoureux de la bricole décédés à l’aube de la retraite comme cet autre copain ? Il n’avait jamais fumé de sa vie, reclassé du BTP dans les télécom après une longue période de chômage pendant laquelle il a manipulé foultitude de matériaux maintenant catalogués comme « très dangereux » car contenant de l’amiante pour rénover une grande maison à la campagne plutôt que déprimer. Et bien Il est officiellement décédé des années plus tard, lui aussi à l’aube de la retraite des suites d’un « cancer des poumons » déclaré par la noble gente médicale comme lié au tabagisme passif, ayant au cours des dernières années de sa vie travaillé dans un bureau « où des collègues fumaient !»…

Et un jour serais je en mesure d’attaquer mon fabriquant de nappe à repasser qui contenait de l’amiante devenue « floconneuse » et volatile avec le temps si je contracte une affection respiratoire sérieuse moi qui ait eu la chance pendant plus de vingt ans d’avoir un bureau seule sans fumée de cigarette. Mais pendant les réunions des collègues fumaient et j’ai moi-même , je l’avoue fumé quelques cigarettes et même quelques cigarillos lorsque je travaillais au Palais de justice de Paris !

J’espère l’avoir jetée à temps ma nappe dangereuse devenue vaporeuse mais à l’époque dans ma poubelle (car il n’y avait pas de tri sélectif), et encore aujourd’hui quid du devenir de ces produits ménagers encore dangereux qui trainent anonymement dans nos maisons …

Alors dans tout ce festival de petites et grandes affirmations, incertitudes, négligences, irresponsabilités, course au profit, quête du progrès technique allié à une baisse des coûts de production et à un “confort de vie présupposé”,  quid de la protection des travailleurs,  du respect des règlements de santé publique, de la bonne application de la législation  du travail et  de la capacité à contrôler des postes de travail exposés, des logements mal protégés, des écoles aux équipements bâclés par des promoteurs trop pressés ou devenus soudainement oublieux de certaines normes, des hôpitaux construits trop vite … qui incriminer ?

Les employeurs, petits et grands, les services hospitaliers spécialisés, les Politiques petits et grands, les « ménagères » amoureuses du repassage facile et sans pli, les bricoleurs du dimanche qui ne portaient pas de masques quand ils sciaient tuyaux et dalles ou manipulaient des cloisons si bien isolées, les ouvriers du bâtiment qui « acceptaient » de faire certains travaux à risques d’amiante sans protection et sans être déclarés, ces enseignants qui ont mis du temps à comprendre que les tours de Jussieu étaient infestées d’amiante jusqu’à la mort d’une de leurs collègues, les promoteurs qui à Evry comme ailleurs à l’orée des villes nouvelles nous ont fourgué de l’amiante enrubanné dans des amalgames qui n’ont pas résisté au temps …

Alors Martine ? responsable ou coupable, ou les deux  et alors convoquez aussi tous les ministres du travail et de l’emploi depuis le 31 août 1950 ? Un beau panel. Mais pour nombre d’entre eux, ils doivent aujourd’hui se retourner dans leur tombe à défaut de pouvoir se présenter et faire leur mea culpa dans les prétoires, toutes couleurs politiques confondues…

Alors ? L’amiante, une grande découverte qui a conduit à l’un des plus grands fléaux du monde du travail pour plusieurs générations, fléau enfin jugulé par la loi, par le droit ?

Arrêtez, trouvez si vous le pouvez dans cette sinistre pelote d’épingles les vrais responsables  et ou les vrais coupables au cœur du profit de certaines de nos multi nationales ? Ce n’est ni facile ni certain. l’écheveau est lourd et emmêlé comme le sont les effets indésirables de toutes les belles conquêtes et les progrès technologiques que l’on affiche « sans risques ». Puis un jour, chemin faisant les risques se découvrent quand se mettent à défiler les pertes de vies humaines et les cohortes de maladies trainantes autant qu’incurables. Pour l’amiante comme pour bien d’autres maladies inscrites dans les tableaux des maladies professionnelles (d’ailleurs devenus seulement indicatifs ce qui en dit long sur nos ignorances encore dans ce domaine) Il s’agit bien là d’un risque social qui impacte toute notre société et nos avancées rêvées et vantées de notre mode de vie… Un risque humain somme toute à gérer comme tel, plus facile à accepter pour les autres que pour soi, et qu’il faut réparer quand il y a “dommages” sur la santé le mieux possible tout en restant intraitables avec les vrais contrevenants d’aujourd’hui pour les risques affichés et connus.

Et vous les médias, ça suffit. Par quel maestro de l’intérieur êtes vous donc orchestrés pour sans discontinuer tirer à boulets rouges sur Martine Aubry, la Dame de Lille et de son agglo qui a si bien rénové sa ville sans rupture ni haine avec un passé qu’elle a si bien adopté pour en faire une chance et un atout au présent ?

Elle ne rêve pas elle de lendemains qui chantent, car en prise avec les réalités d’aujourd’hui dans une agglomération frontalière en plein mouvement et fortement confrontée aux problèmes sociaux économiques, elle sait construire pas à pas un monde plus juste et prouver que ce n’est pas forcément un gros mot pour la Croissance. Elle sait aussi que tout se bâtit avec les « gens » et pas au dessus d’eux avec leur nom en prétexte.

Elle qui les aime saura prendre en charge les rennes de la France si “on” lui fait confiance comme elle a su porter haut et fort au parti socialiste l’image d’une gauche forte sans exclusive et sans tabous réconciliée avec elle-même, même si ce fut sans doute plus d’une fois périlleux et plein de chausse trappes.

Je vous souhaite une bonne fin de journée

“La frondeuse” et les cafteurs…

26 octobre 2012

Un bouquin qui n’est qu’une valse de plaintes, de commentaires et de ragots savamment orchestrés, montés en épingle et à la limite du ridicule depuis la sortie de ce livre sans âme ni charpente.

Pas de scoop franchement, laissez nous rire, après la double vie de François 1, celle de la grande amie de coeur de François 2 n’a rien de surprenant, depuis son tweet défouloir d’un soir, c’est du dit et redit à laisser au vestiaire d’un évènementiel sans lendemain.

Mais franchement qui est allé trop loin dans ce livre ? guère passionnant d’ailleurs … Et qui pourrait ramasser la mise après les semis de petites phrases bien pesées.

Il suffit de regarder d’où viennent le plus grand nombre de citations. Et là il semblerait qu’il y aurait de vraies pipelettes dans l’entourage proche du Président  ?

Morceaux choisis à piocher pour des études comparatives de langage qui en disent long sur les rêves bercés par certains de leurs auteurs.

Je me suis bien amusée …

Désolée pour vous Madame la première Dame, mais croyez bien que ce n’est pas à vos dépens, bien au contraire.

Mais de par votre métier vous êtes bien placée dans l’exercice d’assemblage de mots et de petites phrases, alors je vous invite à bien lire les citations entre les lignes … pour voir qui joue à se placer au dessus de la mêlée et “à tirer son épingle du jeu” …

Je vous souhaite une bonne soirée.

Olivier Ferrand, un Grand bonhomme au service des gens, un grand serviteur de l’Etat qui va nous manquer

1 juillet 2012

Une vie bien trop  courte pour des engagements et des réussites hors normes

A sa famille, en toute timidité j’adresse toutes mes plus sincères condoléances

A ses amis qui doivent se sentir étourdis de chagrin avec tant de dialogues, tant de projets et tant de rêves, tant de réussites à engranger et à partager à jamais en suspens et aussi tant de chantiers en cours pour plus de justice, d’équité de grandeur au sens noble du terme au service d’une Europe à la fois plus politique et avec une vraie gouvernance dont il ne vous parlera plus,

A ses amis donc je leur demande de continuer à travailler, à Vivre Avec, mais ils le savent bien ;

qu’ils poursuivent la ligne et le chemin qu’il leur, nous a tracés.

Olivier Ferrand était plus qu’un esprit brillant, car il ne brillait pas, il magnifiait et valorisait tout ce qu’il touchait et entreprenait  pour et avec les hommes et les femmes avec sa grande palette d’idées et de savoir.

Il donnait un  sens et un cap à toutes les vies, à tous les projets qu’il portait, Il avançait dans la vie avec Amour des gens, conviction et compétence mêlées (ce qui est pas donné ou recherché par tous dans le monde politico médiatique), avec énergie aussi, sans sectarisme et a priori.

Avec Terra Nova que j’ai suivi et approché modestement, en lançant et portant à terme cette grande idée novatrice et ouverte des Primaires Socialistes, il a donné à la gauche en général et au parti socialiste cette fenêtre vers l’ouverture aux gens de la normalité et du quotidien, ces gens qui passaient sans  voir ni rien comprendre à la politique des obligés et gens de salon.

Il ouvert les regards et la voix des politiques sur la rue et sur le monde, et chemin faisant, apporté cet éclairage qui  manquait tant à la gauche et surtout au PS empêtré dans ses courants de trocs  et trop emberlificoté pour avancer.

Tout en finesse, il a façonné cette colonne vertébrale d’éthique, de savoir être et de savoir faire pour remettre en lumière les idées au service du bien commun, alliant économie et  justice sociale, la France et L’Europe, mais pas n’importe laquelle, sans taire les difficultés nécessaires pour gagner d’abord, oui certes, mais surtout pour construire ensuite.

Et cet ensuite c’est maintenant avec François Hollande qui lui doit tant, c’est en Devenir, cette société plus juste tant attendue par les français après les dégats d’une droite sans respect, cette Politique aussi qui a retrouvé des lettres de noblesse avec un parti socialiste réhabilité au service de l’Etat.

“Un Grand Bonhomme pour un monde meilleur et plus juste, déjà en France, mais aussi en Europe”.

Nous n’avons pas fini de lui devoir beaucoup et d’avoir à continuer à bosser avec lui, forts et enrichis de sa Force de conviction éternelle, elle,  pour construire avec les clés et les outils qu’il nous a donnés pour avancer dans un monde de plus en plus complexe mais aussi tellement riche et tellement ouvert à un humanisme de progrès.

Olivier Ferrand, je ne vous connaissais pas beaucoup, mais je vous avais entendu et vu plusieurs fois. Je vous dis merci d’avoir été et de continuer à enrichir nos vies de vos idées avec force et conviction dans cette course de relais qu’est la vie.

Manuel Valls sous les feux de la rampe à Versailles, en toute discrétion à Calais pour parler d’immigration

21 juin 2012

 Tiens donc !

Le 20  à Versailles, à en lire les journaux, Manuel Valls n’a pas refusé “les feux de la rampe ” lors de l’inauguration de l’expo “de Joana Vasconcelos”. Et ce fut sur un ton  plus “Gala” que “Monde Diplo” que quelques journalistes flattés d’avoir un brin de glamour, même un peu affadi à se mettre sous la dent, se sont empressés de renouer avec les années Sarko dans un décor décalé et provocant à souhaits pour la Galerie des Glaces de Versailles.

Pourtant il ne faisait que passer “bien sûr”,  invité surprise là où on ne l’attend pas, comme  toujours… Mais pourquoi donc ??? Il aime ce genre d’art. Pas vraiment sûr quand on le connait un peu. Pour danser le menuet ? Ce n’était pas au programme. Pour écouter sa chère et tendre jouer sa petite ou grande musique, elle s’affairait avec Johnny  au stade de France en reine d’orchestre. Pour rencontrer une artiste de Barcelone ?

N’était ce pas plutôt une bonne astuce de “Com” pour faire passer sa pilule du sujet du surlendemain, fomenté celui là en toute discrétion, loin des feux de la rampe pour plus de “tranquillité” ?

Car pendant ce temps cet homme que d’aucuns disent pressé, sait la jouer discrète et tranquille … et était à Versailles en VIP  alors que son cab planchait sur les rendez vous en toute discrétion et certes moins glamour, avec des associations de Calais … sur l’art de … ”l’immigration” : un vrai sujet au centre de la mission dont il est en charge. Mais là on a prié caméras et journalistes de rester chez eux. Pour ne pas fausser le dialogue ?

Démarche oh combien louable me direz vous …  Après les dégats de Guéant renouer le dialogue avec les associations semble une évidente nécessité pour un ministre de “gauche” qui déjà au plus fort de la campagne Jospin  déclarait vouloir “changer la vie”?

Et c’est oh combien essentiel de se confronter au réel  et au terrain avant de prendre des décisions ? Qui pourrait condamner, même chez les journalistes une telle démarche ?

Démarche intéressante et sage. Mais la sagesse est elle sa première conseillère ??? Et sans arrière pensée ? Je ne sais pas …. ???

Le journaliste du Nord précise qu’il mènera cette rencontre avant de prendre des décisions ?

Non,… “avant de les annoncer” nous dit l’article … CQFD.

Il faut donc se déplacer à Calais pour avoir une chambre  d’enregistrement sur mesure dans le monde associatif en matière d’immigration  ??? Ce doit être une erreur de plume de journaliste, allez, vite un démenti !

Et après ces rencontres ? Il doit se rendre à Lille dans la foulée de sa discrète escorte ce même 21 juin…

Aussi discret que lors de sa tournée des bureaux de vote à Evry l’autre dimanche (mais ça ça n’est pas le plus anormal, juste marrant pour les enfants et les plus grands qui l’ont connu plus petit et plus abordable !!!) en d’autres temps électoraux …

Ce soir, si le temps est plus allant à Lille il va se montrer, c’est certain et guincher, peut être, sur fond de fête de la Musique et surtout ” mettre un peu de B…..”  chez  Martine, qui comme beaucoup le savent n’est pas sa plus grande copine. Ou pour annoncer quelques mesures avenantes en faveur des immigrés sur fond de musique d’ambiance… Ou des mesures à faire grincer les plus beaux violons de sa chère Anne ?.

Je vous souhaite une bonne fin de journée.

NB : Nous sommes bien contents à Evry  d’apprendre que Monsieur Valls redécouvre la nécessité d’un “dialogue” avec les Associations mais permettez moi d’être étonnée que cela se passe uniquement maintenant sur le thème de l’immigration (d’autres thèmes sont aussi en attente de dialogue avec les associations à Evry depuis quelques temps) à Calais plutôt qu’au pays “des Black en déficit de blancos” à Evry … pour paraphraser des propos happés en leur temps par notre nouvelle première Dame.

Aussi nous sommes un peu surpris en apprenant ce déplacement, même si effectivement Calais est un lieu “symbole”. Mais pour paraphraser une chanson de Barbara sur “les enfants de Gottingen” “Mais les sans papiers se sont les mêmes à Evry  ou même à Calais”  et les associatifs se battent ici comme là bas sur les mêmes registres de l’incompréhension, et parfois du racisme ordinaire et des faux semblants avec au coeur l’égoïsme forcené de nos sociétés enfermées dans un protectionisme mercantile étranger au respect des plus fragiles et à notre déclaration des droits humains.

Car en ces lendemains d’élections locales triomphales pour le parti socialiste et à Evry aussi, nombre de militants qu’il connait auraient été soulagés et rassurés de pouvoir échanger sans tabous sur ce thème. Ils étaient pour certains bien placés et suffisamment engagés et respectueux du représentant de l’Etat qu’il incarne pour lui donner des adresses à Evry et dans l’Essonne d’associations sérieuses comme la ligue des droits de l’homme, la CIMAD et des organisations syndicales engagées sur le sujet.

Ils auraient aussi su lui indiquer  des Noms de militants de Collectifs à rencontrer, notamment à Palaiseau, celui créé autour du Centre de rétention et à Evry même, sa bonne ville, où les militants s’épuisent à trouver des solutions dignes et raisonnables avec si peu d’écoute des élus de la majorité, pourtant souvent issus eux mêmes de l’immigration, à de rares exceptions près.

Que craignait il à revenir sur ses terres d’élection où pourtant l’immigration est au coeur des problèmes à gérer en Ile de France ?.

Féminisation des pouvoirs, reconnaissance des compétences, égalité hommes femmes pour l’accès au perchoir de l’Assemblée

19 juin 2012

Quand j’ai vécu en Algérie, je suivais des cours d’arabe dialectal et j’avais été frappée par les propos de l’un des répétiteurs du cours d’arabe qui me disait :”dans ma famille nous sommes 5 enfants … et 4 filles”. Je lui avais alors répondu : ça fait 5+4, alors pourquoi pas 9 ?. “Et bien parce que les filles on les compte pas pareil”.

Et oui autre pays ? autres temps ? Pas sûr !

Ce soir en rentrant en voiture d’une réunion, après les laïus  grandiloquents sur notre belle gauche égalitaire et triomphante  aux couleurs PS rassurantes et majoritaire aux élections législatives (ce dont je me réjouis bien volontiers) , j’ai entendu sur Europe un journaliste nous annoncer : “Il y a deux candidats  à la présidence de l’Assemblée Nationale : Jean Glavany et Claude Bartelone” et après un temps mort de respiration ”et une femme : Elisabeth Guigou” !!!

J’imagine d’avance la mine réjouie qui va être la sienne quand elle découvrira de tels propos pronocés à son encontre …

Et oui, messieurs les journalistes, une erreur de langage est vite arrivée et c’est tellement difficile parfois de compter jusqu’à 3  …

Et même au sommet de l’Etat revisité et féminisé au coeur de l’Exécutif, pour ce qui est des belles décisions de façade sur fond de parité affichée, il y a encore quelques progrès à faire …

Car sur le fond qu’est ce qui change vraiment ? A compétences égales, savoir être et savoir faire, n’est on pas encore loin du compte dès qu’on examine le poids des portefeuilles de l’éventail gouvernemental Ayrault 1 ?. En surfant sur l’image et le choc des annonces.

Et aujourd’hui des trois candidats au perchoir dites moi ???? qui est le ou la plus à même de bien diriger l’émicyle ???

Mais est ce bien sur de telles bases et des critères objectifs que ces braves député(e)s vont voter … Et bien non, on nous l’explique déjà …

Pourquoi choisir une femme plutôt qu’un député ? … Il suffit d’entendre comment la gente masculine prépare le terrain, à commencer par les discours de jean Glavany sur les ondes qui nous explique que la parité est une bonne blague en marge du “vrai” pouvoir … Moi c’est ce que j’ai compris de ses discours à la C…qui vont je l’espère en faire bondir plus d’un ??? Pas sûr, hélas !

Finalement, des deux côtés de la Méditerranée nous retrouvons les mêmes archaïsmes à combattre ???

Nous les minettes, les nénettes, les nanas, nous ne sommes pas sorties de l’auberge !!! Il y a encore du boulot.

En attendant bon courage et bonne chance à Elisabeth Guigou !

Le salon anti colonial à la Bellevilloise … Ou un remue mémoire bien nécessaire !

15 mars 2012

Car ce salon remet des pendules à l’heure sur un colonialisme rampant ou bien visible qui n’est pas, hélas que de l’histoire ancienne dans notre pays et ailleurs …
Pour la 7ème édition de la semaine anti coloniale, ce salon s’est encore tenu cette année les 25 et 26 février dernier à la “Bellevilloise”. Il était organisé par l’association « Sortir du Colonialisme ».
Mais d’abord qu’est ce que la Bellevilloise :
Située 21 rue Boyer à Paris, la Bellevilloise est un lieu emblématique de Belleville que certains taxent aujourd’hui de « bobo » pour « soixantehuitards » attardés… En parler ainsi c’est bien le méconnaître. En effet c’est un endroit haut en symboles pour la classe ouvrière et le « petit peuple » de Paris construit en deux étapes aux lendemains de la commune de Paris, en 1877 et profitant du tout nouveau droit de se réunir en association. Il s’ est agi dans un premier temps de répondre à des besoins alimentaires sur Paris en créant une coopérative “du peuple” au bénéfice des habitants du 19ème et du 20ème arrondissement. Moyennant une côtisation modique et un engagement aux principes mutualistes les adhérents pouvaient venir s’y approvisionner à des prix très bas à une époque où les classes populaires étaient loin de manger à leur faim et où les souvenirs de la dernière famine de Paris lors du siège de Paris en 1870 étaient encore très présents.
Puis ce fut aussi, avec la construction d’une Maison du peuple qu’on y a associée en 1910, un « lieu ressources » laïque offrant à ses adhérents des activités à caractère associatif social et culturel ainsi qu’éducatif. On y trouvait aussi bien un dispensaire (avant qu’existent les assurances sociales…), un patronage laïc, un café (qui existe toujours sous une forme proche de celle de l’époque) et une salle de spectacle où se donnaient des pièces de théâtre et des concerts. On y délivrait aussi dans le cadre d’une Université populaire aussi bien des cours de philosophie, d’esperanto, d’Histoire ou de français de base… Dans la vaste salle du premier étage où se trouvait fin février le salon anti colonial, Jean Jaurès et plus tard d’autres hommes politiques notamment dans les années 30 y ont tenu des réunions publiques qui ont marqué l’histoire. Cet ensemble coopératif a fonctionné jusqu’en 1936.
La Bellevilloise est maintenant de nouveau ouverte au public et accueille des réunions militantes, sert de nouveau de salle de concert et de lieu d’exposition … Ce lieu de débats et d’échanges a gardé son caractère militant…

Le salon anticolonial des 25 et 26 février 2012
J’y ai participé avec des membres d’Evry Palestine où « l’Association France Palestine Solidarité » a tenu un stand pour informer et échanger avec les visiteurs sur l’occupation de la Cisjordanie, la colonisation d’Israël, le problème des prisonniers palestiniens qui sont encore 4600 actuellement dans les prisons israéliennes. Nous avons également sensbilisé les visiteurs sur les campagnes actuelles :
- Pour “la Palestine à l’ONU”,
- Sur « BDS » (boycott, désinvestissement, sanctions) campagne ciblée sur les produits fabriqués dans les colonies comme la carafe « Soda club » ou les fruits et légumes cultivés par les colons notamment dans la vallée du Jourdain, mais aussi les mandarines, les avocats et les dattes Medjoul alors que l’eau est confisquée aux palestiniens dont les terres se désertifient.
Nous avons aussi évoqué la nouvelle campagne de mobilisation pour inciter France Telecom via « Orange » à dénoncer son accord de Téléphonie mobile avec un opérateur israélien implanté dans les colonies et travaillant pour l’armée Israélienne.
Dans ce salon j’y ai aussi rencontré d’autres associations qui militent pour la Palestine ainsi que des associations de soutien aux différents peuples anciennement ou toujours « colonisés » ou en lutte ou questionnement quant à leur avenir aujourd’hui tels que les kanaks, ou le respect de leurs droits pour les maoris par exemple. Etaient également présents un collectif des associations et amis des Comores, de la Guyane, les sahraouis toujours en lutte… (Et qui l’étaient déjà lorsque j’ai habité en Algérie pendant deux ans).
Plusieurs stands sur l’Algérie dont le salon honorait le 50ème anniversaire de son indépendance et le triste évènement du métro Charonne étaientprésents, avec notamment un stand d’appelés d’Algérie, mais aussi des stands d’associations latino américaines et bien sûr des associations d’Afrique de l’Ouest. Par contre j’ai trouvé que les pays d’Asie étaient peu représentés cette année.
Le salon anti colonial c’est aussi une grande librairie regroupant plusieurs librairies militantes et je vous conseille deux livres : Dans l’ombre de Charonne et « Etrange ballet des ombres »(livre très dur qui concentre en 200 pages tous les fléauts d’une Afrique “gâtée” par la colonisation).
Bien sûr on pouvait aussi découvrir des produits des pays exposants comme à “Artisans du Monde” ou Andines qui est une association qui travaille avec la Palestine sur la base d’accords coopératifs (et commercialise notamment de l’huile bio et des savons) et les pays des Andes principalement. Etait aussi présent Le « Philistin » qui vend des produits de Cisjordanie principalement de l’huile et quelques produits d’épicerie ainsi que de l’artisanat. J’y ai aussi découvert un disquaire « militant »qui « remastérise », mine précieuse au combien, tout plein de disques transformés en CD « avalables » par nos modernes instruments.
J’ai ainsi pu acquérir notamment une version originale de la chanson de Craonne, du chant des partisans et de « bella Ciao ».
Mais le Salon anti colonial, ce ne n’est pas seulement des stands d’exposants. C’est aussi deux jours de temps forts avec :
• Des débats où la campagne pour les présidentielles s’est invitée le dimanche avec les candidat(s) ou leurs représentants à la présidentielle interpellés dans le cadre d’un forum politique par les médias des quartiers,
• Des concerts : d’Elio Camale (artiste brésilien, de Coart Arkoman (Hip- Hop) avec un clip de Nadir Dendoune et d’un Duo acoustique issu de H.K et les saltimbanks
• La remise de deux prix l’un colonial délivré à Claude Guéant …mais où Arnault Klarsfeld « tenait la corde » et l’autre, sérieux celui là, le prix Frantz Fanon remis à Mumia Abu Jamal toujours incarcéré » aux Etats unis qui a succédé à Stéphane Hessel, prix remis à son frère par Mireille Fanon Mendès France.
Bon, et bien, c’est raté pour cette année ?
Alors, à l’année prochaine ? Allez y, histoire de réviser un peu et de décliner autrement notre Histoire de France en regardant l’autre, devenu “Etranger” différemment et nous apercevoir qu’il y a encore bien du boulot pour reconnaître nos erreurs, “réparer” les dégats causés par la colonisation et ouvrir grands les chemins qui mènent à la liberté et au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Je vous souhaite une bonne journée

François Hollande, programme en forme de régime pour gagner la Présidentielle,

27 janvier 2012

Le fond, les gens intelligents ou dits comme tels font le beuz dès ce matin et prétendent en parler mieux que moi pour distiller sans faille et sans reproche la bonne parole bien pensante d’une gauche socialo sortie de la maniacho-dépression. Bon laissons refroidir sur ce registre et quand des kilos de conneries et de contre vérités auront été dites j’y reviendrai peut être.
En tout cas il a fait des heureux notre “beau mage de Hollande” et il a rassuré. Et qui à votre avis ?
Et bien tous ces obscurs, ces silencieux … Ces régiments de “régimeux chroniques” qui se disent ouf !!!, enfin un régime qui marche, le Régime Hollande “maigrir pour une candidature réussie”.
Et oui ils ont enfin leur modèle ! Après Montignac, “Wat cé cher” et le “Duc en vadrouille” qui les ont retrouvés un peu plus aigris de la bonne bouf et parfois au bout du rouleau avec toujours vos kilos en trop et quelques effets secondaires en prime non prévus au programme, enfin une ouverture : Pas d’allègement direct du porte monnaie, mais pendant qu’ils le regardaient et l’enviaient, ils ne mangeaient que ses paroles, et donc économisaient de la TVA à 7.

Mais derrière tout ça il y a un secret. L’esprit de conquête : Du pouvoir ? Que Nenni … Celui de plaire, d’abord à sa dulcine à laquelle rien ne devait échapper. Car, à en croire certaines mimiques télé géni commandées … Hier elle devait plutôt avoir un strapontin juste en face de sa bobine affinée son amoureuse “print time”, sa journaliste préférée soucieuse et gardienne du temple du paraître pour Etre et du “fais pas ci fais pas ça”.
“Reste droit et sérieux, ne te penches pas sur la table, fais attention à tes gestes qui en disent long sur toi, tu es le meilleur et tu l’as toujours su, ne l’oublies surtout pas”.

Tout était qualibré, dosé, sans couleurs et sans macarons et presque sans faux pas.
Mais dommage, le sourire commandé, le seul …trop esquissé il ne faisait vraiment pas naturel, venu de nulle part et en “désa propos”. Du coup on se demandait ce qu’il fichait là perdu dans cet univers de sérieux assumé mais pas encore assuré.
Dommage… je rêverai ou m’enthousiasmerai un autre jour, hors présentation de ce régime pour mecs. Après tout, la campagne n’est pas finie. Mesdames les journalistes, conjointes et veilleuses attendries, au boulot, vos jules ne sont pas encore une affiche de pub pour le musée Grévin, en tout cas pas vendables dans le métro.
Et vous messieurs, ne rêvez pas trop d’entrer en campagne pour perdre vos kilos … Pour les 500 signatures il y a déjà trop de monde au portillon !
Au fait, sur le fond, c’était plutôt intéressant … Mais je crains que Juppé n’ait pas dit son dernier mot. Avec Hollande, par femmes interposées ils ont accès aux mêmes mondes médiatiques ? Décidément on n’en sort pas.

Je vous souhaite une bonne journée

Qui m’a volé mon sac de panettone à la gare de Lyon Pardieu ?

30 décembre 2011

Dommage ! Hier, juste avant 16h
… Un peu de panique paysanne dans ce TER blindé aux occupants bigarrés, certains un peu guetteurs de proies ? et ma valise qui gênait près de mamies peu avenantes qui prenaient deux places et plus, bagages non compris ….

Dans un autre coin du wagon une Margot à matou réagraffait son pantalon et moi je me préparais à descendre … oubliant un de mes sacs … Puis voyant une main trop vide … Oups ! je remonte dans le TER vidé de ses ôtes folkloriques, terminus oblige !!! à la recherche du dessert du 31 … 

Due panettone (l’un Edelweiss acheté dans les hautes Alpes et l’autre exprès à Clavière en Italie !) et 6 chaudelets de Bourgoin, magnifiques petits pains moelleux à souhait au cumin, 4 pots de miel de chez Violin, notre marchand de miel récoltant préféré et si sympa de père en fils … et de belles olives, certaines dans une boite labellisée Sarah et Ariane (au nom de mes petites filles), le tout dans un grand sac rouge bien voyant “mon artisan boucher des Alpes du sud” … Le tout s’est envolé du TER venant de Grenoble …

Et oui pas le temps de dire ouf ! Et le comble : mon mari a vu passer le sac … au bras d’un homme un peu pressé mais semblant “bien sous tous rapports !”.
Il s’est dit “tiens le même sac que Myriam” … Mais dans le wagon ? …plus de sac. C’était pas le même, c’était le mien !!! Et au point accueil pas de dépot de sac …

Dommage, que des bons produits bien choisis avec plaisir … Saurez vous les apprécier ?
Alors bon réveillon “monsieur” l’emprunteur !
Mais désolée pour vous, la charcuterie italienne, le petit pot de foie gras acheté jeudi dernier au marché de Vallouise, le vin et l’apéro italien, le fromage, les pates au safran, la belle salade du marché de Bourgoin, les pots de miel de lavande pour ma copine … ils étaient ailleurs !!!

Vous savez dans le sac vert glagière ou dans ma valise grise…

Et si vous l’offrez ce sac à malices à votre copine, votre femme ou votre mère dites leur bien que c’est de ma part.

Sans rancune et bonnes fêtes … Si vous êtes chômeur alors c’est de bon coeur.

Mais si vous êtes un salaud de la pire espèce ou un médiocre qui va se vanter d’avoir choppé cela à la descente du train, alors que ce vol, car c’en est un, vous incite à devenir meilleur grâce à ces petites douceurs.

Vous savez ce n’était pas pour moi toute seule ! Elles étaient prévues à partager avec quelques amis qui ont pour certains bien des soucis et avec lesquels nous avions envie de partager ces parcelles de tendresse.  Mais c’est peu de choses … Que du matériel et des bricoles …Une fois à Noël on nous a un peu vidé la maison !!! Des fois on a même été malades et une année c’était encore bien plus difficile …

Alors ? Je vous souhaite à tous, emprunteur compris, mangez vite les chaudelets et réchauffés au gril pain … c’est meilleur !, de bonnes fêtes.

Moi je pars à Paris à la recherche de due panettone morbidi. E

Buon capodanno a tutti !

Au fait, en rentrant hier soir, nous sommes allés voir “les neiges du Kilimandjaro” … Nettement plus vrai et enrichissant que “les intouchables” qui donnent bonne conscience aux bien pensants ou qui croient l’être ! Je vous en reparlerai, de ces deux films, une autre fois !

Bisous tous doux à tous, même à ceux que j’ai un peu écorchés cette annés, parfois adversaires mais jamais ennemis … sauf les salauds. Mais il y en a très peu dans mon entourage, il y a longtemps que je les ai détectés et les tiens à distance !!!

Et plein de tendresse à toute ma famille, enfants et petits enfants que j’aime fort. Quant à Bertrand coucou mon chéri !

Evry un No man’s land … Vu dans “le Parisien” Ou les propos d’une Marianne

15 décembre 2011

Waouh !  Une honte de dire ou de relayer de tels propos sur la sollicitation de pseudos intellos, soit disant cerveaux labellisés,  qui de toute façon n’habiteront jamais Evry.

Allez, laissez moi rire, vous les voyez emménager dans les nouvelles cages à poules construites grâce à l’imagination d’un grand architecte texan ? … Même si c’est juste en face  de la gare de Courcouronnes.  Si  de tels immeubles avaient été construits au début de la ville nouvelle on aurait crié au scandale … et  hurlé à l’entassement des populations rejetées par Paris et  sa petite couronne …

Le seul intérêt de tels bâtiments, c’est que leurs occupants, presque uniquement en tendant le bras, pourront se passer le sel d’un immeuble à l’autre et ce à proximité d’une gare dont le temps de trajet pour se rendre à Paris s’est allongé de 8 minutes par rapport à sa date d’inauguration au début des années 70.

Oui, je sais de qui vous parlez et de quelles catégories vous vous faites le porte parole, vous nos chers penseurs élus : Mais rassurez vous, ces revendicateurs cervelés, je les ai rencontrés dans ma vie d’élue avant vous, notamment sur les questions de “rythme de vie”. Ils m’expliquaient alors que la gare du bras de fer, à 250 mètres de leur lieu de travail,  n’était pas à la hauteur de leurs espérances et que le passage des Dardanelles, sous la nationales 7 … bien qu’emprunté  par un grand nombre de travailleurs, éco citoyens avant l’âge !, travaillant à Paris ou en banlieue, et par  des habitants du quartier accompagnant leurs enfants au “Temps des cerises” ou  vers le parc des coquibus, en zone entièrement piétonne, avec un site propre pour bus, n’était pas fréquentable pour eux qui mettaient au service de la réputation d’Evry leur matière grise si précieuse. Mes interlocuteurs me renvoyaient alors en pleine figure une image de péquenaude habitant un territoire arriéré.

Avec des bureaux et laboratoires à quinze minutes tapantes à pieds du centre ville et du Centre commercial inter régional par des voies piétonnes ou cinq petites minutes en bus , ils niaient alors tout l’existant et le dynamisme de cette ville encore jeune en plein devenir mais pas du tout en déshérence et aussi vivante à midi que bien des quartiers de Paris

Et leurs revendications en places de crèches, restaurants d’entreprises, maisons et services de proximité était forte, mais bien sûr pas question d’implication financière ni d’investissement quelconque sur le plan local en contrepartie, sauf pour nous expliquer la chance que nous avions de les voir passer ici dans le cadre de réunions ou de “cafés du gène” bien orchestrés !!!

Ainsi, une charmante dame aux accents bon chic bon genre et d’un parisianisme caricatural, style “la parisienne” de Marie paule Bell, m’avait expliqué en long en large et en travers qu’elle n’avait pas l’intention d’habiter à Evry où il y avait peu de gens intéressants mais qu’elle ne comprenait pas pourquoi je n’accueillais pas ses enfants en crèche sur Evry, me prêtant alors un manque de bon sens et m’accusant de sectarisme invétéré.

Je lui avais alors expliqué posément, mettant un couvercle sur ce que je ressentais comme une insulte à l’égard de mes concitoyens évryens et de moi même, le coût de revient d’une place en crèche, (le reste à charge de la ville à l’époque était en moyenne de plus de 10 000 francs par an et par enfant pour les crèches collectives), et fait part des refus essuyés alors lors de démarches répétées par mes services  auprès du Génopole et de Carrefour France sollicités à participer au financement de places en crèches comme le faisaient à l’époque certains établissements hospitaliers … ce qui nous permettait d’accueillir des enfants du personnel  de l’APHP sans sanctionner nos concitoyens et ce avec l’accord de nos partenaires institutionnels.

Aussi aujourd’hui, même si on ne peut que se réjouir de certains changements d’attitude et d’évolutions toujours positives, il serait bon de le faire sans renier le passé et de recentrer un peu le débat dans un rapport “gagnant gagnant” (c’est à la mode). Car il est grand temps de repenser l’avenir pour ceux qui y vivent et ne font pas que passer un temps de leur “carrière” et de reprendre à bras le corps  la place du Bien Etre des Habitants dans l’évolution du bâti et des infrastructures en lien avec une vraie vie de quartier et d’écouter  aussi, sur l’ensemble de la ville, ceux “de la classe dite moyenne”qui y vivent et la font vivre en s’y étant implantés durablement avec leurs familles …   Pour qu’ils ne découvrent plus les changements qui les concernent au détour d’un article de presse locale dénaturant l’image d’un de leurs quartiers.

Et je crains qu’à Evry, certains propos colportés à tous vents, sans pondération, en même temps que l’annonce d’un énième projet de réaménagement n’ait qu’un seul but : Mettre en vitrine (n’est ce pas le but recherché en répondant à cette presse locale ?) des paroles d’élus et d’aménageurs qui se servent  de cette ville comme d’un tremplin à quelques enjambées des dites grandes Assemblées   ou qui ne rêvent que d’agrandir leur pré carré  politique tout en satisfaisant leur ego …  Et ce sont les mêmes, qui causent le plus et qui ont un maximum d’ambitions proclamées pour l’amélioration supposée de nos quartiers,  qui n’habitent ni la ville ni l’Agglo, ou y ont une adresse “de carrière” sans partager pour autant le quotidien de ceux qui y vivent.

Ceux qui y vivent vraiment … Ces derniers des mohicans, un peu parqués dans leurs réserves associatives et militantes, surveillés de près par des agents ou élus municipaux en mal d’avancement ou en attente de lendemains prestigieux, sont catastrophés du devenir d’Evry et de la manière dont leurs voies, voix… sont utilisées au profit d’images, de mots et de gagne terrain politique, et ce au détriment de la qualité de vie et des services offerts aux habitants, du tissu associatif, des structures industrielles et commerciales qui se sont dégradées au coeur de certains quartiers de  notre ex Ville Nouvelle …

Et oui ,quoi que vous en disiez, urbanistes de passage et élus renouvelés, malgré des opérations plus ou moins d’envergure mais programmées dans le désordre, trop tardivement ou imaginées à la hâte pour  plaire au chaland qui passe ou obtenir le maximum de financements sans aucune projection sur l’avenir ou le mieux vivre ENSEMBLE ici et enfin maintenant, vous avez un peu trop vite hypothéqué l’avenir de nos vies en balayant à la fois nos constats et notre expérience de terrain.

Et pendant ce temps, au niveau du bâti existant, même dans l’ancien village si recherché et bien relié au poumon nouveau de la nouvelle ville, de belles demeures ne se vendent plus. C’est peut être à cause des impôts locaux et des taxes d’habitation … bien plus chères que place des Vosges ou au Champ de Mars ??? … Mais pas seulement et vous le savez bien. Alors ça suffit ! Arrêtez de dire que tout ce qui ne va pas est de la faute de l’Etat … Surtout quand d’aucun ici et non là bas depuis douze ans brigue une des premières places en tête d’affiche de la Nation. Ecoutez nous, parlez avec nous, entendez ce qu’on vous dit …

Méfiez vous de vous mêmes et des charmeurs investisseurs aux promesses sans lendemains (combien de bâtiments démolis comme un grand garage Peugeot au Bras de fer dynamité pour faire place à une Caisse d’Epargne, rien que dans le quartier où vous semblez déplorer un manque d’infrastructures de qualité … Alors, évitez de faire votre miel des seuls raconti en forme d’exigences revendicatives brandis par les derniers venus; car à force de la brader pour soit disant mieux la “vendre” Evry pourrait bien devenir un lieu de tous les dangers, une terre de gauche à conquérir … comme Meaux en son temps  par exemple ?

Ecoutez tous les habitants, pas seulement vos obligés, il n’est peut être pas trop tard.

Ils savent causer vous savez, jeunes ou moins … y en a même des, bien modestes dans leur coin qui ont de sacrés bagages dans leur mallette,  un cerveau en état de marche, des yeux pour voir, des oreilles pour entendre, une bouche pour dire, le coeur et un souhait de lendemains sans désanchantement … Et encore quelques lieux pour se réunir et échanger sans entraves et sans être carricaturés et catalogués !!! …

Et au fait, avant de finir de causer, récemment, combien de sièges sociaux prestigieux pour l’image de la ville ont encore quitté Evry. Est ce la faute aux kébabs ? Chut … Pourtant avec le socialisme nouveau sur la ville arrivé en 2001, tout devait changer … Pas si simple Manuel.

” Il  nous faut regarder ce qu’il y a de beau”… Avec cet air de Jacques Brel que je vous invite à ré écouter et malgré tous ces méchants mots sur notre soit disant “no man’s land”, moi la parisienne avec de vrais ancêtres parisiens j’avais choisi avec ma famille, sans calcul politique, mais le coeur à gauche, de vivre Evry … J’y suis encore, pour combien  de temps ?

Je vous souhaite quand même une bonne journée.